A Seclin (Nord), l'union locale de la CGT existe depuis 1924. Un siècle de luttes, un siècle d'histoire au service des travailleuses et des travailleurs de cette ville de 13 000 habitant·es mais aussi d'une quarantaine de communes aux alentours. L'union locale CGT, c'est de l'accompagnement au quotidien face aux atteintes au droit du travail, au licenciement, à la répression. C'est le soutien aux grèves, c'est la solidarité internationale. Ce sont des vies entières consacrées au combat syndical avec cette idée chevillée au corps que face au patronat, il faut avant tout construire un rapport de force. Seclin, ville historiquement communiste depuis un siècle, bascule à droite en 2020 avec l'élection du maire divers droite François-Xavier Cadart, avocat de profession. Dès 2022, celui-ci annonce à la CGT que ses locaux place Saint-Piat seront récupérés par la mairie pour en faire des locaux commerciaux. Ce bâtiment, situé à deux minutes à pieds de la gare, est occupé par la CGT depuis 1967 dans des locaux qui appartiennent à la mairie.
Et pour l'union locale, l'expulsion est inenvisageable, évidemment. Alors que le bail se terminait le 30 septembre dernier, je suis allée à la rencontre de des femmes et des hommes qui font la CGT de Seclin aujourd'hui les suivre dans leur bataille face à une mairie déterminée à étouffer un haut-lieu de la contestation sociale. Une bataille pour sauver l'histoire et ceux et celles qui la traversent, une bataille pour sauver ce qui reste d'humanité.
Un podcast réalisé, écrit, monté par Louise Bihan pour espaces.media.
Musiques : Epidemic Sound.
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